Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis Maeva Morin, enseignante de yoga, doula et praticienne en massage Slow Rebozo®. J’accompagne chacun.e à renouer avec son corps par le mouvement. Plus précisément, j’aime à dire que j’accompagne les personnes à retrouver un lien apaisé et amoureux à leur corps. J’ai en effet la conviction profonde que lorsque l’on remet le corps en mouvement, un nouvel élan se diffuse dans d’autres pans de sa vie. Renouer avec son corps c’est aussi se réapproprier un rythme, des sensations, poser des limites. La connaissance de soi est, selon moi, le socle d’un empuissancement personnel. Mes accompagnements se veulent inclusifs, joyeux et aspirent à être une voie d’émancipation des corps et des esprits. Je suis située à Vallée de Chevreuse (Ile-de-France).
Comment as-tu fait connaissance avec le Slow Rebozo®? Qu’est ce qui t’a attiré.e ?
J’ai rencontré le Slow rebozo après une initiation au rebozo qui ne m’avait pas tout à fait satisfaite. J’ai cherché une personne qui aurait une approche plus sensorielle et c’est ainsi que j’ai rencontré Anne Belargent. Ce fut un coup de cœur, tant pour la personne que pour son approche par le mouvement. Sa manière d’appréhender le corps, son éthique professionnelle a fait échos à mon métier d’enseignante de yoga : singularité du massage en fonction de la personne, connaissance anatomique, écoute active et bienveillante, mouvements libres pour la praticienne comme pour la personne recevant le massage.
Qu’est ce qui te plait le plus dans cette approche du slow rebozo® ?
Si tu devais donner 3 mots pour résumer ta pratique du slow rebozo® ?
Douceur – Mouvement – Puissance
Quel est ton rapport à la lenteur dans la vie de tous les jours ? Emportes-tu le Slow avec toi à la maison ?
La lenteur est une aspiration mais mon rythme de vie n’est pas très lent ! J’invite la lenteur dans mes espaces professionnels mais c’est parfois plus difficile dans ma vie personnelle. En revanche, je dirai que mes pratiques m’ont appris à être dans la présence, présence à moi et à l’autre. Je sais appuyer sur pause pour être vraiment présente à l’autre. En résumé, je dirai que le Slow dans ma vie se diffuse dans mes relations et ma manière de communiquer.
Est-ce que tu dirais que tu as une spécificité ou une couleur particulière dans ta pratique ?
Je pense que ma spécificité est liée au yoga. Il m’arrive de mixer mes deux outils dans mes accompagnements individuels pour une approche globale du mouvement. Je dirai aussi que le yoga m’a permis de bien me muscler et de savoir placer mon corps pour m’économiser dans les massages. Je porte, soulève et peux proposer de grandes extensions du dos à mes clientes car je répartis bien l’effort dans mon corps. Mes clientes sont souvent surprises d’être emmenées dans des mouvements aussi amples !
Quelles sont tes inspirations du moment (littérature, danse, musique, nature…) ? Si tu as une lecture ou une musique que tu aimes particulièrement peux-tu nous la partager ?
En ce moment je lis « Non-noyées. Leçons féministes Noires apprises auprès des mammifères marines » d’Alexis Paulines Gumbs qui est un ouvrage hybride : politique, engagé, poétique. J’aime m’y plonger pour avoir ma dose de poésie et aussi pour ses réflexions très profondes sur les mammifères marines et comment elles peuvent nous guider à nous adapter à un monde hostile. J’ai récemment découvert le travail de la chorégraphe Leïla Ka et j’ai très envie de voir son spectacle Maldone : Leïla Ka transcrit les amitiés et solidarités féminines en un ballet vif et saisissant, au rythme des souffles et des musiques.
Le slow rebozo® est en perpétuel mouvement, quelles sont tes envies pour l’avenir en tant que praticien.ne ?
J’ai très envie d’essayer le massage avec une autre praticienne : masser une personne à deux, masser deux personnes à deux, etc. Et j’ai envie de proposer des massages à des personnes en maison de retraite et Ephad.
Est-ce que tu as un mantra, une devise qui t’accompagne dans ta pratique du Slow Rebozo® ?
Écoute l’autre, puis écoute-toi; et danse avec les tissus.

