Les praticiennes : Présentation de Cécile Ménard

Peux-tu te présenter en quelques mots ? N’oublie pas de préciser où tu es situé.e en France !

Je suis Cécile, j’accompagne autour du toucher, du massage les personnes fragilisées par la vie, la maladie, un handicap… à tout âge de la vie. J’ai à cœur de participer à une plus grande accessibilité pour toutes et tous du massage bien-Être. De composer ensemble en répondant aux besoins spécifiques de chacun(e) avec les limites éprouvées. Je me déplace à domicile, associations, ehpad, hôpitaux… sur Paris et proche banlieue. Dans un futur proche je l’espère à Nantes et Rennes.

Comment as-tu fait connaissance avec le Slow Rebozo®? Qu’est ce qui t’a attiré.e ? 

Ma rencontre avec le rebozo a eu lieu en 2022. Cela n’a pas été tout de suite une évidence, j’ai dû me l’approprier et cheminer. Puis, j’ai rencontré Anne (créatrice du Slow Rebozo) et cela à fait sens avec celle que j’étais et ce que m’étais en place auprès des personnes. Le rebozo pour toutes et tous en y alliant la lenteur, la douceur, l’écoute… Le Slow Rebozo est pour moi très en lien avec les massages biodynamiques que je pratiquais déjà. Ces massages, avec ce qu’ils contiennent comme qualité d’attention, de présence, de contact au service du vivant. Pour moi tout faisait lien.

Qu’est ce qui te plait le plus dans cette approche du slow rebozo® ? 

Que je puisse le proposer à tout le monde, que le champ des possibles soit ouvert ; créer encore et encore. Pour moi le Slow Rebozo me permet souvent d’aller en toute sérénité là où la technique « dure » ne peut pas ou plus aller. Devenir praticienne certifiée est une reconnaissance personnelle de mon chemin parcouru.

Si tu devais donner 3 mots pour résumer ta pratique du slow rebozo® ?

Douceur – écoute(s) – adaptabilité

Quel est ton rapport à la lenteur dans la vie de tous les jours ? Emportes-tu le Slow avec toi à la maison ? 

Longtemps, la lenteur a été pour moi quelque chose de négatif ; marquée par une société du toujours plus vite, mettant le faire au devant de la scène. Maintenant, la lenteur est pour moi la possible connexion à mon moi et à ce qui m’entoure. (M)Écouter, prendre du recul, le temps d’être et moins dans le faire. Avec mon ado c’est un « travail » de chaque jour.

Est-ce que tu dirais que tu as une spécificité ou une couleur particulière dans ta pratique ? Dis nous en plus sur ton truc à toi !

Je crois que c’est mon adaptabilité à l’autre dans son entièreté, à son environnement, à ses contraintes et appréhensions réelles ou imaginées. Répondre aux besoins du moment et aux limites éprouvées. Composer ensemble avec ce qui est là dans la présence à l’instant et ce dire que tout peut être possible. Sortir de « ma zone de confort », ce qui est source de belles surprises.

Quelles sont tes inspirations du moment (littérature, danse, musique, nature…) ? Si tu as une lecture ou une musique que tu aimes particulièrement peux-tu nous la partager ?

Le livre : ce que murmurent les animaux ; pour se reconnecter à l’essentiel. La chanson , quand je marche de Camille. Je chante dans deux chorales, porter ma voix me nourrit, me guérit. Ecrire sur mes moments en ehpad , sur la fin de vie. L’ eau, la mer me permettent de (me)déposer, de laisser le trop plein ; prendre le recul qui m’est nécessaire. Les balades en forêt me remplissent et m’ancrent. Depuis un moment j’essaie de cultiver la présence à l’instant, d’être là ici et maintenant, dans un lâcher.

Le slow rebozo® est en perpétuel mouvement, quelles sont tes envies pour l’avenir en tant que praticien.ne ?

De continuer à explorer, à créer. De faire rentrer le SlowRebozo en milieu hospitalier ( soins palliatifs/ réanimation…)

Est-ce que tu as un mantra, une devise qui t’accompagne dans ta pratique du Slow Rebozo® ?

Alors j’en ai quelques-uns. Mais celui qui m’accompagne depuis un moment : N’allons pas au plus simple allons au plus humain.