Depuis mes débuts et mes premiers soins rebozo, je suis passée essentiellement par les sensations. Pour comprendre, explorer et même créer.
Ma vraie rencontre avec le rebozo se résume d’ailleurs par 1 sensation que je garde bien en mémoire ! Celle du tissu qui glisse dans ma nuque, venant délicatement frotter ma peau, dans un aller retour fluide et envoutant. C’était il y a 7 ans. Dans les rebozos de Viviane Lemaigre Dubreuil, une des premières doulas et praticiennes rebozo en France.
Depuis, j’ai été guidée par mes sensations, tant pour créer ma pratique que pour construire la pédagogie de mes formations : je veux que les praticiennes savent parce qu’elles “sentent”. Je souhaite qu’elles écoutent avec leur corps plutôt que leurs oreilles. Il y a tant d’informations qui passent au travers du tissu.
C’est presque devenu notre marque de fabrique. Pas de Slow Rebozo sans sensations, sans conscience du corps, sans retour à soi.
Et pourtant, ces derniers mois, je passe de plus en plus par la visio ! Création du programme vidéo en ligne, mise en place de la communauté virtuelle du labo, et développement de modules d’approfondissement plus “théoriques” autour de l’anatomie et de la physiologie. Et encore tout récemment, je viens de lancer les inscriptions pour un module de formation sur le deuil périnatal en visio !
Ca interroge la cohérence avec l’ADN du Slow Rebozo, vous ne trouvez pas ? C’est que, au-delà des sensations, de ce que nous percevons, je constate que cette pratique a besoin de mots. Tout est assez cohérent en fait.
Cette pratique a besoin d’être nommée
Les mots permettent d’abord de clarifier. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux laissent penser que toutes les pratiques se ressemblent. Poser des mots sur le Slow Rebozo, c’est lui permettre d’exister en tant que telle, en valorisant ce qu’il offre et en clarifiant ce qu’il n’est pas. Certaines incompréhensions peuvent alors être levées.
Les praticien.nes ont besoin de se parler
Les mots servent également les praticien.nes. Même si nous adorons nous retrouver pour pratiquer ensemble, je remarque que c’est aussi important d’avoir des occasions d’échanger autour de nos questions et nos expériences. Les mots nous aident à poser les choses, à clarifier notre pensée, à nous sentir reliées lorsque nous voyons que nous partageons les mêmes questionnements ou envies.
Certains sujets transversaux doivent être précisés
Et puis ces derniers temps, je ressens que certains sujets méritent d’être abordés plus “intellectuellement”. Il y a un temps pour l’exploration corporelle, un temps pour la créativité et la liberté. Il y a un temps aussi pour faire atterrir tout cela dans le concret, pour préciser et ancrer les choses. L’enjeu est de nous sentir plus solides dans nos connaissances pour venir soutenir notre autonomie. Réfléchir à l’anatomie et la physiologie du corps, se doter d’un langage commun sur les effets du Slow Rebozo, aborder avec précision certaines questions sous-jacentes que nous n’avons jamais le temps de traiter…tout cela nous permet de faire une pause dans notre pratique et l’intégrer encore plus profondément. C’est le tournant qu’a pris le Slow Rebozo pour encore plus de conscience et de professionnalisme dans notre approche.
Finalement, rien de si nouveau. Les mots ont toujours été importants dans ma pratique de doula. J’avais fait de la place pour le corps, en développant mon soin rebozo. Aujourd’hui je retrouve un équilibre qui me va bien.
Sentir pour apprendre. Lâcher le mental pour se faire confiance. Puis mettre des mots pour rassembler nos forces, construire notre identité et conforter nos perceptions.
Scoop : Et bientôt je vous explique que le Slow Rebozo va passer aussi par des chiffres ! Du quantifiable ! Enfin !
Crédit photo : Jade Lemoine Photographie

